Bien souvent nous allons voir une image (attention, c’est une façon de dire que quelque chose nous est présenté, c’est l’image de l’image dans l’imaginaire) parce qu’un individu ou un ensemble d’individu le partage.

Ce partage a une raison. Soit parce qu’on est émotionnellement touché, soit parce qu’on tente d’imager une pensée. En étant touché, nous exprimons une sensation de quelque chose qui nous touche générant bien souvent de la colère, de la distanciation, du rejet, voir du renie quand quelque chose contre quoi on est s’avère faire partie de nous. Mais ça peut aussi être du plaisir, de l’amusement, etc.

Quand il s’agit d’illustrer une pensée c’est assez différent. Il y a une volonté de convaincre l’autre. Que cela soit de le convaincre que l’on pense de cette façon, ou de l’amener à penser de cette façon. Dans un cas comme dans l’autre l’image n’est plus qu’un outil idéologique. Souvent l’image sera décontextualisée et seul l’instant sera pris en compte. Si vous voyez un homme agressé par un lion, c’est que le lion est une créature sauvage et donc dangereuse. Si vous voyez une femme taper un homme jusqu’à ce qu’il meurt, c’est une folle psychopathe. Si vous volez de la nourriture dans un super-marché, c’est que vous êtes un bon-à-rien qui ne cherche qu’à profiter de l’autre et à nuire à ceux qui travaillent.

Ce sont trois exemples qui montrent à quel point l’image peut amener à un jugement immédiat. C’est ce que font les « grands » médias dans le but d’attirer des consommateurs vers un besoin de sensationnel. Les autres journalistes et les chercheurs (toutes disciplines confondues) ne sont pas là pour produire de la consommation. Ils sont avant tout pour amener à mieux comprendre, dans le contexte présent issu d’un ensemble d’équations (sociétale, historique, évènementiel, parmi d’autres) et non à donner une vérité absolue ou à abreuver une soif perpétuelle de nouveau, de festif, de sécurisation de soi par le rejet du différent par cette stigmatisation.

Il s’agira plus de s’autojustifier et de (se) convaincre que l’on a raison que de tenter de comprendre ce qui a amener à ça et d’adapter soi et les siens à l’instant.

Je préfère tout de même ici préciser que je ne pense pas que ce ne soit que ces deux possibilités, mais qu’à l’heure actuelle, ce sont surtout ces angles que je perçois.